Retour en images sur la visite très privée entre 20 instagrameurs du très pieux Fourvière Hôtel, avec @IgersLyon

Construit en 1854 par nul autre que l'architecte de Fourvière -lui-même-, ce bâtiment a été tantôt lieu d'archives pour l'hospice civil de Lyon, tantôt couvent. Chargé d'histoires, autrefois traversé par le pas pressé des bonnes soeurs, il revit aujourd'hui sous l'oeil de clients pas forcément pieux.

L'entrée surprend par sa nef grandiose et dorée, héritage de l'ancienne chapelle -ou était-ce une église ? Au confessional, on se livre à un cactus à l'oreille aguerrie, qui restera muet comme une tombe.

Les chambres très sobres n'invitent pas au boogie-woogie avant la prière du soir, mais on y trouvera un mobilier minimaliste signé Stellar Works qui vaut sans doute le détour. Nuls tableaux aux murs, les rideaux sont tirés de la même étole que celle utilisée pour les robes de moines. En s'enroulant dans ces derniers on en deviendrait peut-être plus sage ? Qui sait...

Dans le grenier, un plan de Lyon à nos pieds et un véritable théâtre de Guignol incitent à passer des soirées du terroir. D'ailleurs on peut y déguster vins et spiritueux, et même privatiser la salle. 

Au rez-de-chaussée, un jardin ouvert où l'on peut siroter un café et retrouver un peu de ce grand silence qui y régnait jadis.

Puis viennent les bains de Fourvière, le seau d'eau glacé et la douche sur commande, de la pluie tropicale à la brume blanche. Le couloir de piscine, en extérieur, prend des couleurs de cocktail à la nuit tombée.

Bonne nuit.