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zéro déchet à Lyon mais aussi des Bons plans, des événements un peu différents, des bonnes recettes pas prise de tête, et quelques
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ZERO DECHET #2 - DANS LA CUISINE

ZERO DECHET #2 - DANS LA CUISINE

Réduire ses déchets ne se fait pas du jour au lendemain. Il y a d’abord, forcément, la prise de conscience. Ensuite vient l’envie, l’envie de changer les choses, l’envie d’agir (l’envie d’avoir envie comme dirait l’autre). Puis arrive l’action, celle qui fait du bien, la transformation de l’essai.

Pourquoi réduire ses déchets ? On l’a vu dans l’article Zéro Déchet #1 Pourquoi et comment. Ici, je donne des clefs pour vous donner envie, et passer à l’action petit à petit, facilement, dans la cuisine.

Limiter ses déchets, c’est adopter un mode de vie bien différent de ce que l’on a vécu jusqu’à présent. Voici, pièce par pièce, la liste d’habitudes à prendre et de gestes ou objets à adopter pour éliminer ses déchets. Il ne s’agit pas de tout jeter d’un coup pour repartir à zéro, au contraire on pourra réutiliser certaines choses. En revanche, on achètera moins de produits emballés, et on jettera bien moins. Comment procéder ? Attendre la fin d’un produit puis le remplacer à jamais par un plan B, plus économique et écologique.

La cuisine, le bon goût des choses

La cuisine c’est la tannière du guerrier, le point de départ du partage de bonnes bouffes et de « comfort food ». Une cuisine zéro déchet, ça ressemble à quoi ? Tu peux récupérer des idées sur mon tableau Pinterest 0 DECHET - 0 plastique.

Source : zero waste home

Source : zero waste home

Pour passer au zéro déchet dans la cuisine il faut vraiment consommer autrement. On ne peut pas juste se dire « tiens, j’achète un bocal en verre pour mettre mes pâtes parce que c’est super joli » et manger un snickers au goûter.

Le zéro déchet dans la cuisine ne peut fonctionner que si l’on consomme localement et raisonnablement. Manger des fruits et légumes locaux, c’est manger varié, mais aussi de saison. Manger de saison, c’est apporter à son corps de l’eau en été pour s’hydrater, et des féculents en hiver pour rester au chaud. C’est donc respecter ce dont il a besoin au bon moment, et c’est du coup un gage de meilleure santé. C’est aussi financer les agriculteurs locaux, sans intermédiaires. On sait d’où vient notre nourriture, c’est rassurant, et surtout ça a du goût. Et ce n’est pas forcément plus cher !

Pour éliminer ses déchets en cuisine, il y a un choix à faire.

Il faut tracer une croix sur tout simplement tout –ou presque- ce qui est emballé au supermarché. En d’autres termes, sur tous les produits transformés par l’industrie. L’avantage, c’est qu’en raisonnant simplement avec l’envie de réduire ses déchets, on se fait aussi beaucoup de bien. En évitant de manger des produits transformés, on évite les colorants, les conservateurs, les extraits douteux, la déforestation, le CO2, la pollution, les maladies aussi sûrement. C’est pas beau franchement ?

Les outils du quotidien à la cuisine

Remplacer le plastique par… des matières durables : verre, métal, bois.

Remplacer l’éponge par… une brosse en bois. Elle coûte environ 3 euros, et tu peux l’utiliser à vie, contrairement à l’éponge. Il existe des brosses dures ou souples, et le manche t’évite de te mouiller les mains. Chouette.

Remplacer le carton par… du verre. Cela implique d’acheter ses pâtes, riz, flocons d’avoines en vrac. Ou alors si ça t’ennuie, tu peux acheter en boîtes mais les recycler direct, en conservant les produits dans des jolis bocaux –mais du coup tu dois aller au supermarché.

Remplacer le Sopalin par… des jolis torchons. Un torchon c’est sympa c’est coloré c’est joli, ça se lave et s’utilise presque à l’infini. Fastoche.

remplacer plastique par verre bois tissu

Manger sans polluer

Je vous voit face au gouffre : « mais comment faire pour vivre sans supermarché » ? C’est relativement simple, en fait. Et comme pour le shampooing (lien article), ça se fait étape par étape.

Pour manger sans polluer et en produisant zéro déchet dans sa cuisine, on arrête d'abord d’acheter des choses emballées, progressivement, en les remplaçant par des produits en vrac, trouvées sur le marché, ou chez des producteurs spécialisés. Puis on apprend des nouvelles recettes, on consomme sur d’autres circuits, pour au final arriver à ne pratiquement plus jamais avoir besoin d’aller au supermarché. J’en viens même à être dégoutée par ce que j’y trouve, alors que j’étais tellement excitée avant en y allant.

On renoue avec le goût des vraies choses, et on retrouve le plaisir de prendre du temps pour se faire plaisir. On peut bien sûr pousser le truc en devenant végétarien, mais c’est une autre histoire.

Pour les gâteaux, on les fait soi-même. C’est bien meilleur et facile à faire. On peut faire des sablés pour l’apéro à des tas de goûts différents qui se gardent longtemps, ou un gros gâteau pour le goûter qu’on consomme sur plusieurs jours.

Eliminer les déchets au petit déjeuner :

-       On presse ses oranges soi-même, ou on remplit sa bouteille dans n’importe quel Franprix (mais c’est plus cher). C’est beaucoup moins sucré que du jus industriel, et bien meilleur en goût.

-       On remplace les céréales ultra-sucrées par du granola maison ultra-croustillant. Non seulement on tient jusqu’à 13h facile, mais en plus on peut varier les saveurs chaque fois. Et bien sûr c’est bien moins cher qu’un granola bio en supermarché.

-       On remplace les yaourts par… du yaourt maison pardi ! ça prend vraiment 30 minutes à faire, une fois par semaine environ, et c’est un vrai régal. Pour 90 centimes, on fait 1 litre de yaourt au parfum que l’on veut. Pas besoin de lait en poudre, ni de yaourtière. Il faut juste un thermomètre alimentaire (compter environ 9 euros) et un litre de vrai lait entier de vache ou de chèvre non UHT. C’est facile je vous dit. 

Pour les autres repas,

Optez pour la livraison de légumes. Sinon il y a le marché, ou alors la Ruche qui dit Oui, mais cette dernière est beaucoup plus chère.

J’utilise la plateforme www.monpotager.com (photo ci-dessous) qui a l’avantage de reconnecter les citadins avec le cycle des saisons. On y plante ses fruits et légumes au choix sur une parcelle virtuelle, et quand les légumes sont mûrs, on choisit la quantité que l’on veut se faire livrer depuis notre garde manger. La livraison arrive quelques jours après dans un carton, que l’on recycle. Si l’on ne consomme pas toute notre récolte, elle se transforme en monnaie vituelle les « patates » que l’on peut utiliser pour acheter d’autres fruits ou légumes que l’on n’aurait pas forcément plantés. Pour 30 euros par mois, je me fais livrer environ 6 kilos de légumes pour deux, et je complète la dernière semaine avec des légumes du marché si il faut.

Dans l’idéal, mais je ne suis pas encore à cette étape, il faudrait acheter sa viande (de temps en temps) et son poisson chez le boucher ou le poissonnier du coin. En apportant un bocal ou une boîte vide pour les transporter à la maison. La Ruche a l’avantage de proposer aussi ce genre de produits, et on peut faire d’une pierre deux coups. En devenant bénévole à une Ruche, on peut récupérer quelques légumes gratuitement, en échange de l’aide que l’on apporte. Pour trouver une ruche vers chez toi, c’est par ici : laruchequiditoui.fr

 

Allez vas-y maintenant, à toi de jouer !

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